| Les avantages pour le bébé porté |
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Température idéale
L'enfant à besoin de contacts charnels pour la maturation adéquate de son système nerveux. De plus il a l'odeur de sa maman ou de son papa. Il entend les battements du cœur de sa mère, cela l'apaise et lui rappelle son environnement intra-utérin. Il perçoit aussi les vibrations quand son porteur parle, chante, rit.
« Grâce aux mouvements de la mère sont stimulés non seulement l'ensemble des récepteurs de l'épiderme mais aussi les organes moteurs et équilibreurs. Les réflexes nerveux et musculaires du bébé réagissent à chaque changement de l'équilibre. »[1]
Le bébé se sentant protégé, en sécurité, aimé, objet de soins et d'attentions, n'a pas besoin de pleurer pour se faire comprendre de son parent. Du coup, le bébé économise son énergie et peut la consacrer à son développement. « Les pleurs d'un enfant sont, du point de vue biologique, sa manière d'émettre, tout comme le petit marsupial, un signal d'alarme acoustique lorsqu'il a perdu le contact avec sa mère, la personne qui le protège... »[3] Bien porté, l'enfant trouve les positions confortables adaptées à un bon sommeil. Il dort dès qu'il en a besoin et tant qu'il en a besoin ! La stimulation du système vestibulaire limite les phases de sommeil profond propices aux pauses respiratoires et favorise un sommeil équilibré pendant et après le portage. Les enfants portés ne sont pas atteints de troubles du sommeil, si fréquents à notre époque. Ces troubles apparaissent suite au comportement inapproprié des parents qui laissent l'enfant seul avec ses peurs pendant toute la nuit. Ces troubles seraient également dus à la méconnaissance de l'importance du sommeil, de ses rythmes et de ses particularités, de son évolution au cours des premiers mois. Dans tous les cas il faut respecter le rythme du bébé et ne JAMAIS lui donner de médicaments sédatifs ou hypnotiques. « L'équilibre des rythmes biologiques doit venir de l'intérieur, au fur et à mesure qu'avance sa construction cérébrale ».[5] « La capacité du nourrisson de continuer à dormir profondément en dépit de forts secouements et d'un entourage bruyant prouve l'effet rassurant des changements de position qui signalent la présence de la personne qui prend soin de lui. »[6]
Le système digestif est très influencé par l'état psychologique. Le bébé porté étant moins stressé, il digère mieux. De plus, la position verticale de l'enfant participe à la bonne digestion, favorise les rots et diminue les reflux. Le massage de l'abdomen diminue les coliques du nourrisson et facilite le transit intestinal. E. Bonnet, pédiatre, écrit que le massage des points d'acupuncture agissant sur la digestion et le sommeil sont automatiquement massés.
En conservant le dos du bébé arrondi, on respecte cette étape de son développement. Son système nerveux dispose des conditions et du temps nécessaire pour bien se développer. De même les disques intervertébraux s'adaptent mieux. Lorsque le bébé est couché à plat, sa colonne vertébrale est déroulée et étirée : il n'est pas à l'aise. Mal porté, l'enfant risque de souffrir plus tard de maux de dos, de déplacements de vertèbres ou de glissements de disques. Par contre, bien installé dans un bon porte-bébé en tissu, son dos entouré et soutenu uniformément est protégé et se forme harmonieusement. Les courbures en « S » de la colonne vertébrale s'acquièrent avec le temps. D'abord l'enfant lève la tête et tend le cou pour regarder autour de lui. Puis, il relève le tronc, commence à s'asseoir, puis à ramper. Les muscles du dos travaillent de plus en plus jusqu'à ce qu'il puisse tenir le dos bien droit. Enfin, il se tient debout et commence à marcher. Le bassin bascule vers l'arrière et la double courbure du dos se forme alors.
L'œil de l'enfant n'ait mature qu'à deux ans. Un nouveau-né focalise à environ 19 centimètres. La distance entre la tête du porteur et le bébé est d'environ 20 centimètres, c'est la distance idéale qui permet au bébé de visualiser le visage de son porteur dès les premiers jours, quand sa vue n'est pas encore complètement développée. Entre un et trois mois, il commence à voir de plus en plus loin. Le développement de la vision suit celui de la colonne vertébrale. Au départ le nourrisson est totalement enveloppé : la vision n'a qu'une importance relative, ses besoins étant satisfaits par le contact proche avec ses parents. Ensuite, sa curiosité s'éveille envers son univers proche, immédiat puis éloigné. Le bébé porté découvre son environnement de haut comme un adulte, il observe, regarde. « Le bébé voit mieux son entourage. Ainsi, le cerveau infantile reçoit plus d'impressions ce qui stimule davantage son cerveau et, par là, son développement. »[7] Cependant, des chercheurs ont remarqué que des enfants africains portés trop longtemps contre le dos et de façon trop serrée présentaient certains troubles visuels et moteurs à cause du manque de stimulation visuelles, tactiles et motrices. Des carences importantes se manifestent alors au cours du développement ultérieur. Discuter de cet article dans les forums. (9 Messages) [1, 2,7] Extrait d'un article rédigé par Prof. Dr. Ernst J. Kiphard, Institut de recherche de l'éducation physique et sportive de l'Université de Francfort [3] Prof. Dr. Bernhard Hassenstein, spécialiste de la biologie du comportement, Université de Freiburg [4,5] Les compétences du nouveau-né du Dr Marie Thirion [6] Extrait de la thèse de doctorat préparé par Dr. Evelin Kirkilionis, Université de Freiburg |